Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) : professionnels et particuliers, soyez vigilants !

 
 
Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) : professionnels et particuliers, soyez vigilants !

En réponse à la progression rapide du virus de l'influenza aviaire en Europde, le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a placé l'ensemble du territoire métropolitain en risque "élevé" et mis en place des mesures de prévention renforcées afin de protéger les élevages de volailles.

L'influenza aviaire, c'est quoi ?

L’influenza aviaire est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse. Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, une maladie pouvant aboutir rapidement à la mort.
L’influenza aviaire fait partie des dangers sanitaires dont la déclaration à l'administration est obligatoire.

Le virus est transmissible à toutes les espèces d'oiseaux, domestiques ou sauvages : tous les oiseaux sont sensibles à l'influenza aviaire mais la surveillance porte principalement chez les palmipèdes (oies, canards, cygnes), les gallus (poules, poulets, coqs, dindes, pintades, etc.), mais aussi chez les rapaces et les échassiers.

Lors des précédentes épizooties (épidémies), les formes graves se traduisaient par une atteinte importante de l'état général des oiseaux ; les symptômes étaient respiratoires, digestifs ou nerveux, ou simplement une perte d'appétit.

La situation en Europe et en France

Depuis le début du mois d’août, 130 cas ou foyers d’influenza aviaire ont été détectés dans la faune sauvage ou dans des élevages en Europe du nord, dont trois foyers dans des élevages allemands. Dans le même temps, la claustration de tous les élevages professionnels a été décidée aux Pays-Bas à la suite de la détection d’un foyer dans un élevage de poules pondeuses. En Italie, six foyers ont été détectés dans des élevages de dindes de chair dans la région de Vérone depuis le 19 octobre.

Par conséquent, l’ensemble du territoire métropolitain a été placé le 5 novembre en risque « élevé ».

Pour rappel, l’épisode d’influenza aviaire qu’a connue la France entre l’automne 2020 et le printemps 2021 a été à l’origine de 492 foyers en élevage de volailles, 20 cas dans la faune sauvage et 2 cas dans la faune captive. Environ 3,5 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-ouest durant cette crise sur ordre de l'administration, suite à la détection de foyers ou de manière préventive pour limiter la propagation du virus.

Le renforcement des mesures de précaution

Depuis le 5 novembre dernier, des mesures de précaution renforcées s'appliquent sur tout le territoire métropolitain. Elles concernent autant les professionnels que les particuliers, ou encore les parcs zoologiques :

  • mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux et la claustration ou mise sous filet des basses-cours ;
  • interdiction de l’organisation de rassemblements et de la participation des volailles originaires des territoires concernés ;
  • conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d'appelants ;
  • interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France jusqu’au 31 mars ;
  • vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Les mesures sont accompagnées d’une surveillance clinique quotidienne dans tous les élevages (commerciaux et non commerciaux). Elles ont pour but de protéger les volailles domestiques d'une potentielle contamination.

Pour mémoire, le passage en risque "élevé" ne remet pas en cause le statut "pays indemne d'influenza aviaire" recouvré par le France en septembre 2021. Au contraire, le renforcement des mesures de prévention a pour objectif de le maintenir et d'éviter toutes restrictions commerciales à l'export.

Quelles sont les mesures et bonnes pratiques à mettre en place ?

En complément des mesures de précaution renforcées mentionnées ci-dessous, les mesures complémentaires peuvent être mises en place en fonction de spécificités d'élevage ou de détention. Elles sont accessibles au grand public sur le site Internet du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation .

Que faire en cas de suspicion dans un élevage ou une basse-cour ?

En cas de mortalité ou de signes cliniques évocateurs en élevage ou en basse-cour, les détenteurs d'oiseaux doivent contacter en premier lieu leur vétérinaire.

Pour confirmer la suspicion, il convient de contacter ensuite, sans délai, la Direction départemental de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations .

En cas de mortalité signalée dans la faune sauvage, il faut contacter l'Office français de la biodiversité.

Quel impact sur la consommation des produits ?

L'influenza aviaire n'est pas transmissible à l'homme par la consommation de viandes de volailles, oeufs, foie gras, etc. : les consommateurs peuvent continuer à acheter, cuisiner et consommer ces produits sans risque.


Documents et informations utiles :